Le choix du bonheur

DSCN8573Dernièrement, j’avais le coeur en miettes et régulièrement les yeux noyés de larmes. Je me sentais trahie, abandonnée, malaimée, emprisonnée dans la douleur d’une rupture amoureuse compliquée. Je me sentais incapable, trop petite et faible pour vivre vraiment dans ce monde complexe, dans cette dure société. Et à travers mes papiers, cherchant je ne sais quoi ou rangeant mes affaires, je suis tombée sur quelques pages écrites il y a quelques années, un de ces nombreux débuts de « livre » écrits au fil de ma vie, un texte que j’avais intitulé « Analyse de mon optimisme, ou Comment rendre son herbe plus verte ». Bang! Dans les dents, comme on dit! Vous allez comprendre pourquoi…

« Le but de l’optimisme est très simple: il est d’être heureux. En effet, la base de mon optimisme, qui fait l’objet de cet analyse, est l’affirmation suivante: le bonheur est un choix. » C’est ce que j’y écrivais avec conviction. Et encore: « Les apparences sont souvent trompeuses à ce sujet, mais je l’affirme de nouveau: en tout temps, le bonheur est un choix. »

Je me suis rappelé avoir aussi écrit ailleurs qu’on a toujours raison d’être heureux, et toujours tort d’être malheureux. Mon premier réflexe en lisant cela, ça a été la rebellion intérieure. Vous savez, les « C’est facile de dire ça quand on est heureux! » et les « Tu penses ça, mais tu ne connais pas ma situation! » Sauf que le hic, c’est que je me rebellais alors contre moi-même… Je me rappelle l’écriture de ces mots, et plus important: je me rappelle les sentiments et les réflexions qui m’ont menée à cette écriture. Je sais bien que ce n’est pas par naïveté ou ignorance que je les ai écrits, mais au contraire, par une connaissance acquise par l’expérience du bonheur. Au fond, c’est vrai: qui est mieux placé pour savoir comment être heureux que quelqu’un qui l’est?

DSCN8399Il y a une chose, par contre, dont je n’avais pas une grande expérience: le bonheur étant un choix, il peut tout de même nécessiter nombre d’efforts et d’exercices. On choisit de devenir heureux, mais on ne l’est pas nécessairement du jour au lendemain. On ne l’est pas absolument à l’instant où on en fait le choix… Comme on choisit d’être sportif, peut-être. Ou d’apprendre une nouvelle langue, ou de jouer d’un instrument de musique… Il y en a pour qui c’est plus facile, plus naturel; il en est ainsi dans tous les domaines de la vie. Mais quel que soit l’effort à déployer, c’est probablement possible pour tous. Et c’est très certainement possible pour moi.

Dernièrement, je crois que quelque part, je ne voulais pas être heureuse. On m’a blessée, on m’a nourrie de rêves qu’on a ensuite balayés du revers de la main comme quelques poussières; n’avais-je pas le droit d’être malheureuse? Le « droit »… Il y a une part de moi qui pense vraiment comme ça! Mais pourquoi voudrais-je « le droit » d’être malheureuse? Ne devrais-je pas plutôt rechercher le bonheur comme un but? Le vrai bonheur, je veux dire, et non ces solutions temporaires dont j’ai essayé de me gaver pour me sentir mieux…

Ces dernières années, j’ai appris à « dealer » avec mes problèmes d’angoisse, respirant doucement et convainquant mon esprit que tout va bien, que tout ira bien. Je veux apprendre à user de ma grande imagination de la même façon pour mon bonheur. Je connais les images et les pensées qui me donnent un sentiment de bien-être: un champ de fleurs ensoleillé, des enfants qui rient et jouent, une étendue d’eau salée par un temps très chaud, l’odeur des fleurs… Et je connais les perceptions de moi-même qui me font vivre ma vie comme une aventure palpitante: une enfant qui joue sa vie, une « star » qui change le monde, une héroïne qui surprend autour d’elle, une enfant de Dieu que ce Dernier guide dans la danse de la vie… Si je peux me convaincre que la vie est belle, ma vie le sera. Et si je vis en profondeur comme si j’étais heureuse… eh bien, je le deviendrai!1232372_699103080176006_1105008937_n

Je prie pour quelques uns de mes amis qui ont laissé savoir par quelques commentaires sur Facebook qu’ils vivaient de grandes détresses intérieures et que c’était devenu, pour plusieurs, leur état normal… Je compatis de tout coeur avec eux. J’espère qu’avec l’aide de l’Esprit-Saint, nous trouverons la force d’apprendre à choisir le bonheur et le courage d’être heureux!

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